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Expatriés
VOS FINANCES: Madame, pensez-vous toujours à toutes les conséquences d'une expatriation ?
L'annonce d'une expatriation s'accompagne souvent d'euphorie : enfin ce départ tant attendu qui va changer une vie ! S'ensuit alors un mouvement de panique : tant de formalités diverses à effectuer avant le départ : déménagement, recherche du logement dans le pays d'accueil, mise en location de l'appartement en France, dossiers médicaux et scolaires des enfants, inscription dans la nouvelle école… La femme d'expatrié manie ces changements tel un chef d'orchestre dirige ses musiciens.
Mais pour suivre son conjoint à l'étranger elle met également souvent sa vie professionnelle entre parenthèses pour se consacrer pleinement à sa famille pendant cette période d'expatriation : pense-t-elle souvent aux conséquences que cette cessation d'activité aura sur sa retraite ?
Et parce que personne n'est à l'abri d'un décès ou d'un divorce, est-elle sûre d'être bien protégée si elle devait souffrir en période d'expatriation de l'un ou l'autre de ces " accidents " de la vie ?
L'épouse renonçant temporairement ou définitivement à travailler ne cotise plus aux régimes de retraite en France ou à l'étranger. Elle cesse ainsi de préparer les revenus qu'elle percevra à l'âge de la retraite.
Or pour éviter de remettre en cause son indépendance financière, elle peut recourir à certaines solutions :
- Cotiser à la Caisse des Français de l'Etranger (CFE) qui propose un régime adapté aux chargées de famille, à savoir notamment aux Françaises expatriés qui n'ont pas d'activité professionnelle mais élèvent un ou plusieurs enfants à charge.
- Elle peut également se constituer d'autres sources de revenus réguliers (la location en meublé, l'assurance-vie,…).
L'entreprise du conjoint souscrit généralement une assurance-décès. Il est important d'en vérifier l'existence puis les prestations. Il peut être nécessaire dans certains cas de recourir à une assurance-décès dont le coût reste faible par rapport aux avantages apportés.
Il est également indispensable de connaître son régime matrimonial ainsi que le droit successoral du pays de résidence du conjoint décédé (à ne pas confondre avec la résidence fiscale). En droit international privé français, les biens immobiliers seront régis par la loi successorale du pays de situation du bien, alors que les meubles (parts de société civile immobilière par exemple) seront soumis au droit successoral du lieu de résidence du défunt. MSCI peut vous aider à déterminer vos droits sur le plan civil en tant que conjoint survivant et vérifier votre protection. Attention également aux droits fiscaux à payer dans le pays d'accueil, l'exonération prévue en France entre conjoints (depuis la Loi TEPA du 21 août 2007) n'étant pas la règle partout.
Vous souhaitez en savoir davantage sur votre cas particulier, contactez MSCI. Nous étudierons votre situation personnelle et verrons avec vous les moyens qui vous permettront d'assurer votre sécurité financière en toutes circonstances.
Mireille Schröder
MSCI
Conseil en Gestion de Patrimoine